lundi 3 janvier 2011

Temoin d'un faux miracle, abbattu par des policiers?

by Hans-Georg Lundahl on Monday, 03 January 2011 at 12:22

Regardons ce que St Augustin dit de l'activité démoniaque par laquelle les religions païennes sont fondées, remarcons que comme parallèle à la véracité des saints écritures il prend la véracité des historiens païens:

[Livre X, la Cité de Dieu] CHAPITRE XVIII.

CONTRE CEUX QUI NIENT QU’IL FAILLE S’EN FIER AUX LIVRES SAINTS TOUCHANT LES MIRACLES ACCOMPLIS POUR L’INSTRUCTION DU PEUPLE DE DIEU.

S’avisera-t-on de dire que ces miracles sont faux et supposés? quiconque parle de la sorte et prétend qu’en fait de miracles il ne faut s’en fier à aucun historien, peut aussi bien prétendre qu’il n’y a point de dieux qui se mêlent des choses de ce monde. C’est par des miracles, en effet, que les dieux ont persuadé aux hommes de les adorer, comme l’atteste l’histoire des Gentils, et nous y voyons les dieux plus occupés de se faire admirer que de se rendre utiles. C’est pourquoi nous n’avons pas entrepris dans cet ouvrage de réfuter ceux qui nient toute existence divine ou qui croient la divinité indifférente aux événements du monde, mais ceux qui préfèrent leurs dieux au Dieu fondateur de l’éternelle et glorieuse Cité, ne sachant pas qu’il est pareillement le fondateur invisible et immuable de ce monde muable et visible, et le véritable dispensateur de cette félicité qui réside en lui-même et non pas en ses créatures. Voilà le sens de ce mot du très-véridique prophète « Etre uni à Dieu, voilà mon bien 1 » .Je reviens sur cette citation, parce qu’il s’agit ici de la fin de l’homme, de ce problème tant controversé entre les philosophes, de ce souverain bien où il faut rapporter tous nos devoirs. Le Psalmiste rie dit pas : Mon bien, c’est de posséder de grandes richesses, ou de porter la pourpre, le sceptre et le diadème; ou encore, comme quelques philosophes n’ont point rougi de le dire: Mon bien, c’est de jouir des voluptés du corps; ou même enfin, suivant l’opinion meilleure de philosophes meilleurs : Mon bien, c’est la vertu de mon âme; non, le Psalmiste le déclare Le vrai bien, c’est d’être uni à Dieu. Il avait appris cette vérité de celui-là même que les- anges, par des miracles incontestables, lui avaient appris à adorer exclusivement. Aussi était-il lui-même le sacrifice de Dieu, puisqu’il était consumé du feu de son amour et (209) désirait ardemment de jouir de ses chastes et ineffables embrassements. Mais enfin, si ceux qui adorent plusieurs dieux (quelque sentiment qu’ils aient touchant leur nature) ne doutent point des miracles qu’on leur attribue, et s’en rapportent soit aux historiens, soit aux livres de la magie, soit enfin aux livres moins suspects de la théurgie, pourquoi refusent-ils de croire aux miracles attestés par nos Ecritures, dont l’autorité doit être estimée d’autant plus grande que celui à qui seul elles commandent de sacrifier est plus grand?

1 Ps. LXXII, 28. SOURCE

Bon, et si les OVNI étaient aussi des fausses divinités qui sont "plus occupés de se faire admirer que de se rendre utiles"? C'est à dire normalement des démons. ALORS, ce n'est pas forcément en délire que se trouvait l'homme de 25 qui fut abattu par un policier.

D'ailleurs, il a visé sur les extrémités du policier, pas les organes vitales. Il a touché une tibia et un épaule. Le policier l'a tué, mais il ne l'a pas confié à la psychiatrie. Pourvu que l'histoire dans les nouvelles soit exacte. Laquelle? Celle-ci.

Ce jour de Sainte Géneviève, prions pour que les gendarmes réagissent avec plus de circumspection et moins d'hystérie que dans ce cas ci. Selon DirectMatin l'homme de 25 était "inconnu des services de police" c'est à dire il n'avait pas commis des crimes, ni de violence, ni autres. Il avait juste été diagnosticé avec "schizophrénie" à moins que ce mot s'utilise à tort et à travers dans la publication. Par cette diagnose, le fait qu'il voyait des OVNI - qui peuvent, selon Saint Augustin très bien être des démons - lui a valu l'alternative "soins" de la psychiatrie ou se défendre contre les policiers venus l'y amener. Cette défense - non meurtrière - lui a valu d'être abattu comme un chien atteint de la rage.

Hans-Georg Lundahl
Ste Geneviève, 3 janv. 2011
Paris, Mairie du III

2 commentaires:

  1. Autrefois les bandes dessinées osaient inculper la psychiatrie.

    Tif et Tondu Contre le Cobra, lu hier. Ou ce Tintin où le héro se doit d'échapper d'un asyle. Ou il y en avait même deux, l'autre étant L'Île Noire? Et il me semble quelque chose de Franquin aussi.

    Récemment il y en a qui glorifient les psychologues et leur méthodes. C'est un mauvais signe pour la santé morale de la société qu'il y a un film nommé Anger Management et que Culliford Fils ait fait un Johan et Pirlouit sur le même thème.

    Et qu'on n'en fait plus de ces bandes dessinées où l'infermément était du à une fausse diagnose due à une machination odieuse (comme dans ce Tif et Tondu). Car trop souvent la diagnose est fausse et due à une machination odieuse.

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